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a text by F. Scialdone e F. Pannullo interpreted by Fatima Scialdone
the musics by M. Simeone and J. Von Gartner are performed
by the pianist J. Von Gartner

Le spectacle donne voix à Ria Rosa, nom de scène de Maria Rosaria Liberti, née à Naples le 2 septembre 1899, décédée à New York en 1988. Elle choisit son nom de scène en coupant en deux son nom de baptême Rosaria et en l'inversant.


 

 

 

 

 




Extraordinaire interprète des chansons napolitaines, elle entra en 1915 dans le monde du spectacle en s'exhibant au début comme "chanteuse de café concert" dans la Salle Umberto di Napoli, une des scènes Ies plus prestigieuses de CAFE CHANTANT.

 

 

 

 

 


Etant donné ses extraordinaires qualités d'interprétation (voix forte, obscure, théâtrale) elle fut disputée par les impresario et auteurs parmi les plus célèbres de PIEDIGROTTE.
Elle débarque en 1922 en Amérique, à New York, où au còté de Nicola Maldacea d'abord, puis avec sa propre compagnie théâtrale, elle s'accorde sur la production et sur le caractère expressif e la chanson napolitaine, en se dédiant aussi à la représentation de scénographies très particulières, tel que "E' PENTITE" histoire/sort des filles mères napolitaines.

Sa vie a été un voyage continuel entre Naples et New York, jusqu'à ce qu'elle se stabilise définitivement en 1937. Elle retourna pour la dernière fois en Italie, à l'occasion de la mort du Maître Ernesto Tagliaferri, pour lequel elle chanta "CHITARRA NERA" laissée par lui inachevée. Ria Rosa rit sans scrupules à la face des hommes "...Stupido, stupido,... sparati, sparati" (imbécile, imbécile,... tire toi une balle)
"La femme d'aujourd'hui, il est inutile de le nier, n'est plus la lâche servante, elle abolie complètement la jupe, e " 'sta gonnella 'a mette' ncuollo a te... Comme è bella la libertà" ("et cette jupe tu te la mets... Comme elle est belle la liberté").

Elle ne veut pas être esclave de l'amour "quando l'amore è morto bisogna sotterrarlo perciò mio caro Carlo, non ne parliamo più!" ("quand l'amour est mort il faut l'enterré c'est pourquoi mon cher Carlo, n'en parlons plus!") La femme n'est plus timide et doit avoir des droits à parité: "Io te so' fidanzata... e che vuol dir... io, si vedo 'nu giuvanotto che và a spasso... mo vulesse piglià, mo vulesse abbraccià... lo penso ma non lo fo', e nun m'o puo' proibi" (je sais bien que je suis fiancée, et qu'est ce que ça veut dire, si je vois un jeune homme qui se promène, que j'aimasse prendre, que aimasse embrasser, je le pense mais je ne le fais pas, et personne ne peux m'en empêcher)
Il est contestable que "...quando l'uomo passeggia lo senti d'esclamar, oh quant'è buona chella, che carnalità... a noi non è permesso, ne' scusate, ma perché ?" ("...quand l'homme se promène on l'entend s'exclamer, oh qu'elle est bonne celle-là, quelle sensualité... à nous cela n'est pas permis, excusez moi, mais pourquoi?")

Avec les conquêtes des femmes de nos jours, ces contestations, et l'affirmation d'une propre autonomie, nous font peut être sourire, mais à l'époque, elles firent un certain tapage, et nous devons rendre acte à cette artiste napolitaine du courage de porter en avant un discours féministe, ante litteram, en satirisant et divertissant.
Son talent varia continuellement, des caricatures ironiques "protoféministes" à un répertoire "mélodique" plus engagé.
Nous avons découvert que Ria Rosa, suscita des scandales aussi pour d'autres exitibitions; elle n'économisa pas les travestis de "Guappo", pour chanter des chansons d'homme comme "O zappatore" (o laboureur) ou "Guapparia" (gouaperie), n'a pas peur de défier les autorités américaines, en 1927, en dénonçant avec "Mamma sfortunata" (maman infortunée) (premier titre: "a seggia elettrica" (le siège électrique) l'erreur judiciaire pour la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti, pour lequel elle subît de graves menaces à sa sécurité personnelle et risqua l'expulsion des Etats Unis d'Amérique.

"...Revaloriser des voix libres, comme celle de Ria Rosa, et des auteurs plus ou moins célèbres mais de valeur authentique, peut servir à récupérer un répertoire sous évalué, et à rectifier un jugement critique de la chanson napolitaine retenue obscure, entre 1929 et 1937. Le féminisme de Ria Rosa était la projection d'un matriarcat antique, fait non seulement de langes à laver, mais de courage.
L'Assunta Spina, la Filumena Marturano de la fantaisie, la Matilde Serao, la Titina de Filippo de la réalité, sont là pour le démontrer." (da P. Gargano e G. Cesarini)

 

 

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